Dans la famille des ergomètres, vous connaissez sûrement déjà le rameur, le plus populaire. Le SkiErg, lui, est un peu moins connu, quoi que, avec l'Hyrox, il devient de plus en plus utilisé. De base, il sert aux skieurs de fond qui s'entraînent dessus en hors saison afin de garder une stimulation similaire à celle du ski.
En dehors du contexte du ski de fond, le SkiErg, c’est une machine super intéressante pour travailler à la fois votre cardio et votre endurance musculaire. Vous pouvez facilement le retrouver dans des workouts de cross-training et bien sûr, à l’Hyrox.
Technique, exemples de séance et conseils pour bien utiliser le SkiErg, on vous a tout regroupé dans cet article. Que ce soit pour préparer une compétition ou juste pour travailler votre endurance cardiovasculaire et musculaire, on vous explique tout.
C’est quoi le SkiErg ?
Le SkiErg, c’est un ergomètre* qui reproduit le mouvement de bâtons du ski de fond. Cardio, endurance musculaire et explosivité, il permet de travailler votre conditioning sur une seule machine.
Longtemps réservé aux fondeurs en hors-saison, il s'est imposé dans les boxs de cross-training, les studios de HIIT et maintenant dans les salles affiliées Hyrox. Voire dans certaines salles commerciales. Avec l’entraînement hybride devenu de plus en plus populaire, aujourd’hui le SkiErg c’est quasiment un indispensable.
Comment ça marche ? Le principe est simple, vous tirez deux poignées depuis le haut de l’ergo vers le bas pour faire tourner une roue d'inertie. Le mécanisme du SkiErg est un peu le même que pour démarrer une tondeuse, mais en plus précis.
Sur le côté du ventilateur, un petit levier vous permet de régler la résistance, c'est le damper*. À 10, beaucoup d’air entre et la sensation de résistance est au max. À 1, il y a beaucoup moins d’air qui entre, ce qui réduit la sensation de résistance. En fonction de votre niveau, de votre force, mais aussi de l’effort, vous allez devoir ajuster le damper à différents niveaux.
Comme le RowErg et le BikeErg, le SkiErg vous permet de suivre vos performances en temps réel. Le moniteur intégré affiche tout ce qu'il vous faut : calories, watts, allure, SPM*… Vous pouvez aussi suivre des séances préenregistrées directement depuis l'écran. Pratique pour vous entraîner sans vous poser de questions.
🧠 Ergomètre*
Un ergomètre, c’est une machine qui intègre un mécanisme qui permet de mesurer la puissance ou l’effort fourni souvent exprimé en watts. En gros, il va permettre de quantifier votre effort et de connaître vos performances en temps réel grâce à un moniteur.
🧠 Damper*
Le damper, c’est le petit levier sur le côté du ventilateur qui permet de contrôler la quantité d’air entrant dans la roue. Plus le réglage est élevé, plus la sensation de résistance est lourde ; plus il est bas, plus le mouvement est fluide et léger. Il affecte la sensation de skier mais n’agit pas directement sur la résistance.
🧠 SPM* (Stroke Per Minute ou Coup Par Minute)*
Le SPM correspond au nombre de coups par minute, c’est-à-dire votre cadence de tirage. Plus le SPM est élevé, plus vous allez tirer les poignées souvent et rapidement, mais ça ne veut pas forcément dire que vous produisez plus de puissance.
Les muscles sollicités sur le SkiErg
Le SkiErg cible plus ou moins tout le corps, mais certains muscles du haut du corps sont plus sollicités que ceux du bas du corps. Les principaux muscles sollicités sont :
Les dorsaux
Les fléchisseurs de la hanche (psoas iliaque)
Les extenseurs de la hanche (fessiers et ischio-jambiers)
Ensuite d’autres muscles viennent soutenir le mouvement effectué sur le SkiErg :
Les quadriceps
Les mollets
Les triceps
Les avantages du SkiErg
Le SkiErg est parfait pour bosser le haut du corps. Tout se joue sur l'engagement, le mouvement démarre par une flexion de hanche explosive puis les dorsaux interviennent. C’est un outil fiable pour tester l’endurance et la performance du haut du corps, intéressant pour suivre de potentielles adaptations physiologiques dans le cadre de séances d’entraînement fonctionnel ou de type Hyrox [1]. En répétant ce geste sous fatigue, vous apprenez à vos muscles à rester performants. Vous développez votre endurance musculaire en forçant votre corps à produire un effort constant sur la durée.
Le SkiErg permet de travailler votre cardio sans appliquer trop de stress sur les articulations. Il permet d'aller chercher des intensités proches de votre VO2 max sans subir de choc. C’est une bonne option pour ajouter du volume d’entraînement tout en préservant vos articulations. C’est aussi un bon moyen de maintenir votre condition physique en cas de blessures au bas du corps en faisant du SkiErg assis·e.
Le SkiErg aide à améliorer votre coordination et votre explosivité. L'idée est de transférer la force du haut vers le bas du corps dans un mouvement fluide et rapide. Votre cerveau doit synchroniser les hanches, les abdos et les bras pour que chaque tirage soit efficace. Avec un bon transfert, vous apprenez à utiliser votre poids de corps pour générer un maximum de puissance. Vous optimisez votre explosivité en apprenant à votre système nerveux à coordonner l'ensemble de vos muscles en un seul mouvement efficace et puissant.
Le SkiErg à l’Hyrox
Stratégie de course sur le SkiErg
Sur un Hyrox, le SkiErg, c’est la toute première station qui suit votre premier kilomètre de run. Vous devez compléter une distance de 1 000 m avant de pouvoir enchaîner sur un autre km de run puis le sled push.
Vous arrivez plein d’énergie et prêt·e à tout envoyer sur le SkiErg. Un des meilleurs conseils qu’on peut vous donner pour le jour de la course : essayez de finir le plus efficacement. Ça ne veut pas forcément dire finir le plus vite possible. Essayez juste de tenir une allure constante avec un bon rythme. Vous pouvez vérifier votre allure aux 500 m sur l’écran du moniteur pour avoir un ordre d’idée de votre vitesse.
Chacun·e a sa propre stratégie en compétition, mais vouloir envoyer à fond sur le SkiErg, la toute première station, ça peut vous cramer pour le reste de la course. C’est un peu comme un marathon au final. Vous n’allez gagner que quelques secondes, qui peuvent vous coûter cher sur la fin.
Les règles du SkiErg à l’Hyrox
Le règlement :
Vous devez garder les pieds sur la plateforme du SkiErg tout au long des 1 000 m.
Vos talons peuvent dépasser de la plateforme, mais ne doivent pas toucher le sol.
Une fois les 1 000 m finis, vous devez rester sur la plateforme et lever les bras pour indiquer à un juge que vous avez terminé.
Vous ne pouvez pas quitter le SkiErg avant que le juge ait confirmé que les 1 000 m ont bien été complétés.
Les pénalités :
Si vos pieds quittent la plateforme ou touchent le sol, vous aurez un avertissement verbal.
En cas de deuxième infraction, vous recevrez une pénalité de 15 secondes.
Pour toute infraction supplémentaire, vous aurez une pénalité additionnelle de 15 secondes sans aucun autre avertissement.
Si vous quittez la plateforme du SkiErg avant d’avoir fini les 1 000 mètres, vous recevrez une pénalité minimale de 10 secondes, pouvant aller jusqu’à la disqualification.
La bonne technique au SkiErg
Le réglage du SkiErg
Commencez par choisir un damper selon l’objectif et la durée de votre séance. Plus votre séance est longue, plus vous risquez de mettre le damper bas et, à l’inverse, plus elle est courte, plus vous pourrez mettre le damper haut. Le réglage du damper va aussi dépendre de votre aisance au SkiErg. Plus il sera haut, plus vous allez devoir tirer fort pour faire tourner la roue. Plus il sera bas, plus vos tirages seront rapides et « légers ».
Choisissez ensuite les données que vous voulez afficher pendant votre workout (temps, distance ou intervalles) : Allure, Watts ou Calories. Puis choisissez l’affichage voulu entre : toutes les données numériques, courbe de force, guide d’allure, histogramme ou affichage en grand. Ensuite, si vous voulez, vous pouvez aussi choisir une séance prédéfinie dans le menu ou faire votre propre séance.
Le mouvement au SkiErg
Quand vous faites du SkiErg vous pouvez tester différentes techniques. Peu importe celle que vous utilisez, le mouvement se décompose en 3 phases :
Le catch, le moment où vous démarrer la roue d’inertie du SkiErg.
Le drive, le moment où vous accélérer la roue avec une amplitude optimale.
Le retour, le moment où vous revenez en position de départ pour initier le catch à nouveau.
1. Le catch
Placez vos mains en bas des poignées du SkiErg avec une prise relâchée pour éviter la fatigue prématurée des avant-bras. Maintenez les coudes fléchis à environ 90°, pointés vers le sol et rentrés près du corps, avec vos mains à peu près au niveau de votre front. Vos pieds doivent être écartés largeur d’épaules. Évitez de chercher les poignées trop loin devant vous ou trop haut, où vous allez perdre la tension dans vos abdos et vos dorsaux, compromettant l'efficacité du mouvement et le transfert de force.
Démarrez le catch en « cassant » les hanches, c'est-à-dire en faisant une flexion de hanche qui pousse vos fesses vers l'arrière. C'est ce mouvement explosif de la hanche qui lance la roue d'inertie et transfère toute la force que vous générez directement dans le SkiErg. Gardez les talons ancrés au sol pendant toute cette phase pour maximiser le transfert de force et créer une base stable depuis laquelle propulser le mouvement.
2. Le drive
Après avoir initié le mouvement avec la flexion de hanches, utilisez votre poids de corps en effectuant un crunch pour activer vos abdos et propulser votre masse vers le ventilateur. Attention à ne pas trop vous pencher vers l'avant. Continuez plutôt à pousser les fesses vers l'arrière tout en fléchissant légèrement les genoux pour maintenir l'inertie créée lors du catch. La force vient de vos hanches et non de vos bras, un peu comme un Romanian deadlift mais avec une inclinaison moins prononcée du buste.
Lorsque vous atteignez le bas de l'amplitude du mouvement, utilisez vos dorsaux pour « fouetter » les poignées vers vos poches avec un mouvement explosif et contrôlé. Ne poussez pas avec vos mains sur les poignées. Vos triceps sont pratiquement inutiles sur le SkiErg et si vous ressentez une fatigue dans ces muscles, ça veut dire que votre technique n'est pas encore optimale et nécessite des ajustements.
3. Le retour
Une fois que les poignées du SkiErg arrivent au niveau de vos poches, redressez votre buste en position verticale en laissant la roue d'inertie tourner et les poignées dicter le mouvement de retour. Laissez vos coudes remonter en même temps que votre buste. Vous devez suivre le mouvement des poignées de manière détendue et fluide.
Utilisez l'élan de votre buste pour effectuer une extension de hanche complète en ramenant vos hanches vers l'avant et en vous grandissant. Cette phase doit vous permettre d'initier le prochain catch de manière fluide et détendue. Le but étant d’installer un rythme régulier qui vous permet de respirer à chaque coup (stroke) pour maintenir votre endurance sur la durée.
L’importance du catch et du drive
James Hall, recordman du monde sur 1 000 m et 2 000 m au SkiErg, explique ce qui importe le plus sur le mouvement :
La production de force est la plus grande entre le catch et le drive.
Pour un mouvement optimal, vous devez maximiser cette production de force.
Vous ne devez pas passer trop de temps en bas du mouvement.
Pour vérifier que votre mouvement est efficace entre le catch et le drive, appuyez sur le 2eme bouton du moniteur PM5 pour afficher la courbe de force. Ce graphique montre la force que vous produisez à chaque tirage. Il vous permet de voir si vous utilisez bien votre corps pour générer de la puissance. Si la courbe est régulière coup après coup, c’est que votre mouvement est fluide et bien maîtrisé.
L’objectif étant d’avoir un pic de force au début du mouvement, puis une courbe qui redescend progressivement et reste lisse, sans variations brusques.
2 techniques différentes au SkiErg
Il y a 2 techniques qui sont principalement utilisées sur le SkiErg :
Faire des tirages forts et puissants.
Faire des tirages rapides et courts.
Ça ne veut pas dire que vous devez utiliser l’une plutôt que l’autre. Au contraire, ajustez la technique en fonction de votre ressenti, de votre workout, de votre rythme cardiaque, etc. En revanche, une chose à garder en tête : peu importe la technique, le catch, le drive et le retour restent pareils. Vous allez juste adapter la vitesse et la puissance de vos tirages.
1. Tirages forts et puissants
Cette technique vise à maximiser l’amplitude du mouvement et l’utilisation du poids du corps. L’objectif est de privilégier la puissance et la qualité de tirage plutôt que la quantité. Avec cette méthode, le Stroke Per Minute (SPM) reste assez bas, autour de 40. Le cardio monte, mais moins qu’avec un rythme plus rapide. En revanche, l’effort se concentre davantage sur l’endurance musculaire, surtout au niveau des dorsaux, qui doivent produire beaucoup de tension pour accélérer la roue.
C’est une technique souvent utilisée en cross-training et parfois en Hyrox. Elle peut être efficace si vous êtes grand·e et puissant·e, car vous pouvez profiter de votre amplitude pour générer plus de force à chaque tirage.
2. Tirages rapides et courts (cheek to cheek)
Cette technique a beaucoup fait parler d’elle depuis que Matt Fraser (5x vainqueur des CrossFit Games) l’a testée en Hyrox. Il l’appelle cheek to cheek : l’idée est de tirer les poignées des joues jusqu’aux fesses, en les gardant devant soi. Les mains et les hanches remontent ensemble, puis tirent en même temps au catch et au drive.
Les mouvements sont plus courts, mais plus rapides. L’amplitude est réduite pour enchaîner les tirages et garder la roue d’inertie en mouvement constant. Résultat, un SPM plus élevé (environ 60) et un effort plus cardio. Cette technique convient surtout aux athlètes plutôt petits·e et pour les efforts assez courts.
Elle fonctionne très bien pour Matt Fraser, car il est plutôt compact, il a une excellente condition physique qui lui permet de maintenir un SPM très rapide et notamment, parce que c’est un des meilleurs athlètes au monde. Mais pour la plupart d’entre nous, tenir une telle cadence va faire exploser notre BPM, surtout sur un Hyrox. Si vous essayez cette technique, faites-le avec une allure maîtrisée et trouvez une cadence que vous pouvez tenir sur la durée.
Erreurs courantes et tips pour corriger votre technique au SkiErg
❌ Tirer avec les mains sans vous servir des hanches
Une erreur fréquente sur le SkiErg, c’est de tirer avec les mains avant d’engager les hanches, ou de trop utiliser les bras sans faire de flexion de hanche. Résultat, vous poussez sur les poignées et vous fatiguez vos bras. L’objectif est de tirer les poignées vers vous en initiant le mouvement avec les hanches et un mouvement de crunch, pas avec les bras.
Les triceps jouent un rôle très secondaire. Ils servent surtout à tendre les coudes en fin de tirage pour amener les poignées vers les poches. La puissance doit venir du dos et des hanches. Les bras accompagnent simplement le mouvement. Pensez à pousser les hanches vers l’arrière en inclinant légèrement le buste vers l’avant pour générer plus de force.
❌ Tendre les poignées derrière les hanches
Sur le SkiErg, on a souvent tendance à tendre les bras trop loin derrière les hanches en fin de mouvement. Le souci, c’est que ça crée un effort supplémentaire sans générer plus de force, car les poulies sont déjà tendues. James Hall explique : « Ça va générer beaucoup de fatigue, parce qu'on subit un stress inutile en essayant de trouver une résistance supplémentaire là où on ne pourra pas l’obtenir de manière optimale. »
Arrêtez le mouvement dès que les poignées arrivent au niveau de vos poches ou de vos cuisses. La majeure partie de la puissance vient du catch et du drive, pas de l’extension finale.
❌ Ramener les poignées avec les coudes ouverts en Y
Une erreur fréquente sur le SkiErg, c’est de ramener les poignées en écartant les coudes en Y (un peu comme si vous nagiez le papillon). Ça n’a rien de grave, mais ça vous fait perdre en efficacité, rapidité et en énergie.
Pour être plus efficace, ramenez les poignées tout droit, dans une trajectoire verticale, en gardant les coudes près du corps.
❌ Faire un squat sur le drive
Une erreur fréquente au SkiErg est de trop fléchir les jambes en faisant un squat à chaque fois. En faisant ça, vos quadriceps fatiguent trop vite, alors que vous pouvez générer de la force plus efficacement avec les hanches. Si vous faites 1 000 m de SkiErg, vous allez vite sentir vos jambes prendre un coup.
Pensez à la flexion de hanches pour générer de la force en fléchissant légèrement les genoux et en poussant vos fesses vers l’arrière. La flexion de genou sert uniquement à aider le mouvement des hanches, pas à descendre en squat.
❌ Arrondir le bas du dos en bas du mouvement
Ce n’est pas dramatique, mais évitez d’arrondir le bas du dos, surtout si vous n’êtes pas habitué·e à le faire ou si le mouvement est trop brusque. Cette erreur a tendance à arriver quand vous vous penchez trop en avant sans pousser les hanches derrière ni plier les genoux.
Pour corriger ça, essayez de garder le bas du dos neutre, faites une vraie flexion de hanches, inclinez le buste vers l’avant sans arrondir le dos, et essayez de maintenir le torse presque aligné avec l’écran du SkiErg.
❌ Ne pas respirer sur le mouvement
C’est une erreur moins fréquente, mais qu’on voit souvent chez les débutant·e·s : se concentrer sur la technique et oublier de respirer correctement. Le problème, c’est que vos muscles ne recevront pas assez d’oxygène et votre rythme cardiaque va monter trop vite.
Le but est de réussir à synchroniser votre respiration avec le mouvement : expirez sur le drive et inspirez sur le retour juste avant le catch. Ça vous aidera à garder un mouvement fluide et un rythme stable.
Parfois, toutes les erreurs se retrouvent combinées en même temps. Pour éviter ça, rappelez-vous les points essentiels suivants :
Utilisez vos hanches et faites un crunch pour engager vos abdos et créer un maximum de puissance dès le catch.
Gardez bien les coudes proches de vous du début à la fin du mouvement et fouettez les poignées pour les ramener vers vos poches.
Restez relâché·e et détendu·e sans serrer les poignées trop fort et trouvez un rythme constant et fluide tout en respirant.
Le SkiErg pour les débutants
Au tout début, quand on apprend le SkiErg, ce n’est pas toujours facile de comprendre la mécanique du mouvement. Ça demande de la coordination et d’être capable de transférer la force de votre poids de corps. Donc avant de chercher à faire des WODs sur le SkiErg, assurez-vous d'avoir une bonne technique et une bonne posture.
Si vous faites du SkiErg pour la toute première fois, une bonne chose à faire, c’est de découper le mouvement en plusieurs étapes :
Apprenez à faire uniquement le catch en initiant le crunch sans trop incliner le buste vers l’avant.
Ajoutez ensuite le drive en poussant les hanches derrière et en fouettant les poignées vers vos poches.
Puis terminez en ajoutant le retour avec l’extension de hanche vers l’avant tout en remontant les poignées.
Commencez par des séances courtes sur le SkiErg pour vraiment vous familiariser avec la technique. Une fois que vous avez le bon mouvement, vous pourrez augmenter la durée de vos séances. Plus vous ferez du SkiErg avec le bon mouvement, plus ça deviendra un automatisme et vous n’aurez même plus besoin d’y penser.
3 exemples de workout au SkiErg
Pour progresser au SkiErg, c’est important de varier l’objectif de vos séances. Vous pouvez par exemple choisir de travailler :
Votre régularité sur le SPM.
Votre efficacité sur la production de force.
Votre capacité à tenir une bonne cadence sous la fatigue.
Pour ces 3 séances, réglez le damper sur un niveau qui vous permet de travailler de manière qualitative. Testez entre 3 et 5, voire plus si c’est trop facile pour vous.
1️⃣ 5 x 500 m / 90 secondes de repos
Le but de ce workout c’est de travailler votre rythme et votre régularité sur le SPM et l’allure. Visez une allure modérée que vous pouvez garder à chaque tour.
Essayez de ne pas commencer trop fort au premier tour. Fiez-vous au temps /500 m sur le moniteur pour être le·la plus constant·e.
2️⃣ 10 x 1 min / 1 min de repos
Le but de cette séance, c’est de maximiser la puissance du catch et du drive pour une production de force max. Ne comptez pas la distance, mais regardez plutôt la courbe de force.
Maintenez une cadence assez basse, environ 30-40 SPM, mais cherchez à utiliser votre poids du corps le mieux possible. Visez à créer un pic sur la courbe, puis à faire en sorte qu’elle se lisse sur la fin.
3️⃣ 4 Rounds (For Time) / 2 min repos : 400 m SkiErg - 15 Burpees - 200 m SkiErg
Le but de ce workout c’est de garder un mouvement fluide, efficace et un bon rythme quand le cardio monte. C’est le genre de séance qui peut vous aider à préparer un Hyrox, puisque le jour de votre course vous allez courir 1 km, faire 1 000 m sur le SkiErg, puis enchaîner de nouveau avec 1 km de run.
Après les burpees, votre technique aura tendance à se dégrader. Pensez à rester efficace avec une bonne flexion de hanche. Ne faites pas de squat, pas de poussée excessive avec les bras, etc.
Vous n’avez pas de temps imparti pour finir chaque round, d’où le nom « For Time ». Cherchez juste à finir chaque round avec un temps quasi similaire.
Comment remplacer le SkiErg ? (Alternatives)
Le problème, c’est que sans SkiErg, il est difficile de reproduire exactement le mouvement. Mais vous pouvez renforcer les muscles sollicités ou travailler certaines parties du mouvement, surtout la flexion-extension des hanches.
Voici quelques exercices utiles :
Sit-ups ou GHD sit-ups : pour travailler les abdos et les fléchisseurs de hanches.
Slam balls : pour développer la puissance du haut du corps avec la flexion de hanche.
Tractions : pour la force de tirage verticale et le grip, sollicités sur le SkiErg.
Conclusion
Maîtriser le SkiErg, ça demande un mélange de technique et de puissance. On vous a expliqué comment optimiser votre mouvement, du début à la fin, pour tirer pleinement profit de cet ergomètre. Avec une bonne coordination des hanches, des abdos et des bras, vous allez pouvoir améliorer votre cardio tout en utilisant efficacement votre énergie.
N’oubliez pas, ne réglez pas le damper au plus haut niveau en pensant aller plus vite ou tirer plus fort. Pour la plupart d’entre nous, un réglage entre 3 et 5, c’est le bon compromis pour avoir une cadence fluide. La clé sur le SkiErg, c’est d’avoir un mouvement relâché, rythmé et fluide.
N’hésitez pas à tester différentes techniques : tirages lourds et puissants ou courts et rapides. L’une comme l’autre sont importantes et vous aideront à savoir ce qui marche le mieux pour vous. Plus vous passerez de temps (de manière intelligente) sur le SkiErg, plus cette station vous semblera simple le jour de votre Hyrox ou de votre compétition.
FAQ | SkiErg
Quelle est la différence entre le SkiErg et le rameur (RowErg) ?
Le SkiErg et le rameur sont 2 ergomètres qui sollicitent tout le corps, mais pas de la même façon.
Le rameur met surtout l’accent sur le bas du corps. Le mouvement est horizontal et ce sont vos jambes qui initient le tirage en position assise.
Le SkiErg, lui, cible davantage le haut du corps. Le mouvement est vertical et la puissance vient surtout du dos et des hanches, en position debout.
Dans les deux cas, vous travaillez à la fois votre endurance cardiovasculaire et musculaire. Selon la marque (comme chez Concept2), le moniteur et le système de roue d’inertie peuvent être similaires, comme c’est le cas entre le SkiErg et le RowErg.
Combien de temps pour faire 1 000 m au SkiErg ?
Pour faire 1 000 m au SkiErg en Hyrox, essayez de viser entre 4 et 5 minutes, selon votre niveau. Pour trouver une estimation de votre temps sur 1 000 m, vous pouvez vous baser sur votre temps aux 2 km (si vous le connaissez). Ajoutez simplement 10 secondes à votre split / 500 m pour estimer votre allure sur 1 000 m.
Par exemple :
Si vous êtes à 1:45/500 m sur 2 km, ajoutez 10 secondes pour avoir 1:55/500 m sur 1 000 m.
Ce qui vous donne un temps d’environ 3 min 50 s pour 1 000 m.
Si vous n’avez pas ces repères, fiez-vous à vos sensations : trouvez un rythme régulier, soutenu mais contrôlé. L’objectif est de finir fort, sans exploser en plein milieu.
Est-ce qu’il faut monter sur la pointe des pieds au SkiErg ?
Si vous êtes assez grand·e pour attraper les poignées du SkiErg sans monter sur la pointe des pieds, vous n’avez pas forcément besoin de le faire. En revanche, si vous êtes un peu plus petit·e, vous risquez d’avoir besoin de monter sur la pointe des pieds. Ça vous aidera à aller chercher assez haut au moment du catch.
En revanche, si vous voulez vraiment accentuer le mouvement au max (peu importe votre taille), vous pouvez monter sur la pointe des pieds.
Quel damper choisir au SkiErg ?
Le réglage du damper dépend de votre technique, de votre aisance sur le SkiErg et de l’objectif de votre séance. Plus le damper est élevé (5-10), plus la sensation de résistance est forte, plus il est bas (1-4), plus le tirage paraîtra léger. C’est un peu comme changer de vitesse sur un vélo.
Pour débuter ou sur des séances longues, un damper sur 3-4 est idéal pour garder un rythme constant sans trop forcer. Si vous êtes expérimenté·e, vous pouvez monter à 5-7, mais au-delà, l’effort devient contre-productif sauf pour des sprints courts.
Pendant un workout, ajustez le damper pour rester à l’aise tout en conservant une bonne technique et un rythme constant. Testez différentes distances (1 000 m, 2 000 m, 5 000 m) pour trouver le réglage qui vous convient en fonction de la durée de l’effort.
Références
[1] - O'Brien, B. J., Worn, R., Clark, B., & Spencer, M. (2025). Reliability and criterion validity of the concept 2 SkiErg™ to assess 1,000-m on-snow, time trial performance-a case study. Frontiers in sports and active living, 7, 1631229. https://doi.org/10.3389/fspor.2025.1631229












